les drames
Comme partout en France la Résistance bas-alpine a malheureusement connu des drames...
la Déportation
Pour une plus grande compréhension de
ce thème il y a lieu de distinguer d'une part les
déportés de la répression de ceux de la
persécution.....
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la Shoah et les Justes
Le terme Shoah signifie en hébreu
"la grande catastophe" . Aujourd'hui il désigne l'extermination
des Juifs d'Europe décidée et programmée par le
régime du IIIème Reich, comme Hitler l'avait
annoncée en 1924 dans "Mein Kampf" ..
La répression
La Déportation
"nous qui feignons de reprendre espoir devant cette image qui s'éloigne
comme si l'on guérissait de la peste concentrationnaire...
nous qui feignons de croire que tout cela est d'un seul temps et d'un seul pays,
et qui ne pensons pas à regarder autour de nous,
et qui n'entendons pas qu'on crie sans fin"
in film Nuit et brouillard (1956) d'Alain Resnais et Jean Cayrol.
Pour une plus grande compréhension de
ce thème il y a lieu de distinguer d'une part les
déportés de la répression de ceux de la
persécution. Ces derniers, en France, hommes, femmes et
enfants, ont été les victimes des lois
antisémites du système nazi et en France, du
régime de Vichy. Les déportés de la
répression, environ 85 000, sont en majorité des
résistants; les autres sont des condamnés pour
infractions diverses, notamment pour marché noir. En zone
occupée, en 1941, un contingent de 244 mineurs des
Houillères du bassin Nord-Pas-de-Calais sont
déportés pour avoir participé à une
grève alors que grèves et manifestations sont
formellement interdites par l'occupant. En 1942 c'est le convoi dit des
"45000" (immatriculation) comprenant essentiellement des communistes
déportés à Auschwitz, bien que non-juifs. A partir
de janvier 1943 les convois de déportation vers l'Est seront de
plus en plus nombreux et de plus en plus importants pour les camps de
Buchenwald, Neuengamme, Dachau, Mauthausen, Sachsenhausen, Struthof
et Ravensbrüch pour les femmes. Auparavant ils ont
transité par les camps de regroupement de Compiègne pour
les hommes et Romainville pour les femmes.
Les déportés, hommes et femmes, travaillent dans des
conditions très pénibles pour l'industrie de guerre du
IIIème Reich. En évalue à 40 % le taux de
mortalité.

L'idéologie nazie, appliquée dans tous les camps, se caractérise par une extrême brutalité, la négation de la notion même d'humanité et par le fait d'être un rouage permanent du système d'Etat.
Dans l'Histoire jamais autant de vies humaines n'ont été supprimées en aussi peu de temps avec un tel mélange de technicité, de fanatisme, de cruauté.
Dans le département des Basses-Alpes
Dans le département des Basses-Alpes
les premiers déportés sont les jeunes réfractaires
de la région de Banon et des habitants qui leur venaient en
aide. Tous sont déportés à MAUTHAUSEN en Autriche
. Plusieurs ne reviendront pas. A Digne, en janvier 1944, Sigismond
Moszkowski, professeur révoqué, grand mutilé de la
guerre 14-18, est arrêté pour sabotage et, bien que
n'étant pas juif, est mis dans un convoi pour AUSCHWITZ
où il disparait. Pendant six mois les déportations de
résistants vont s'intensifier comme les maquisards pris au
combat à Lambruisse et le gendarme Charles Vial de la brigade de
St-André qui était leur instructeur. Imbert, de
Chasteuil, disparaitra en Baie de Lûbeck (bombardement
allié). Henri Chaumeton, de Manosque, reviendra après
avoir connu les camps de DACHAU, AUSCHWITZ, MAUTHAUSEN . Vinay Laurent,
de Larche, connaîtra les camps de BUCHENWALD, DORA,
BERGEN-BELSEN. Burle, le maire de Sourribes qui aidait les
résistants disparaît à NEUENGAMME. Uni, Benoit,
Dolidier, internés à la Citadelle de Sisteron,
considérés par le chef de centre comme "meneurs" sont
déportés. Autres déportés
prélevés dans les camps français où ils
été internés depuis 1940 Giraud de St-Maime et
François Béraud, conseiller général de
Barrème, mort d'épuisement à BUCHENWALD. Le Dr
Fallik, arrêté avec une dizaine d'autres stagiaires de
l'école M.U.R. de Draix, disparait avec tous les
déportés juifs du convoi 73 (Pays Baltes). Deux jeunes
militaires de carrière du maquis Fort-de-France à
Barrème, Lesdos et Raux, ne reviendront pas de
déportation. Cecily Lefort, agent de liaison de Francis
Cammaerts (SOE) disparaitra à RAVENSBRUCK. Ce ne sont là
que quelques exemples pris dans la longue liste des
déportés, bas-alpins ou non, résistants
arrêtés dans le département, en mission, dans des
embuscades, des combats ou pour aide à la Résistance.