les drames
Comme partout en France la Résistance bas-alpine a malheureusement connu des drames...
la Déportation
Pour une plus grande compréhension de
ce thème il y a lieu de distinguer d'une part les
déportés de la répression de ceux de la
persécution.....
....
la Shoah et les Justes
Le terme Shoah signifie en hébreu
"la grande catastophe" . Aujourd'hui il désigne l'extermination
des Juifs d'Europe décidée et programmée par le
régime du IIIème Reich, comme Hitler l'avait
annoncée en 1924 dans "Mein Kampf" ..
La répression
Les drames
Comme partout en France la Résistance bas-alpine a malheureusement connu des drames.
C'est le 3 septembre 1943 que Gustave Lefebvre, originaire du
Pas-de-Calais, est tué à Manosque par le chef local de la
Milice. Membre de l'A.S. (Armée Secrète), directement
sous les ordres de Martin-Bret, Lefebvre avait combattu aux
côtés des Républicains espagnols dans les Brigades
Internationales. C'est le premier mort de la Résistance
bas-alpine.
L'un des derniers la décapita un mois avant la Libération du département.

Le 16 juillet 1944 à Oraison des "Brandebourg", supplétifs de la Wehrmacht se faisant passer pour des maquisards, arrêtent 18 résistants dont onze sont fusillés deux jours plus tard dans un bois à Signes (Var) après être passés par le sinistre siège de la Gestapo à Marseille. Parmi eux les 6 membres du C.D.L. ( Comité Départemental de Libération clandestin ) qui s'étaient engagés dans la Résistance depuis longtemps et tombaient aux mains de l'ennemi à la veille de la Libération : Louis Martin-Bret, Marcel André, François Cuzin, Maurice Favier, Emile Latil, Jean Piquemal ainsi que Roger Chaudon, les Docteurs Daumas et Dulcy, Terce Rossi et Robert Salom.
Ce drame est dû à la trahison d'un officier français envoyé
en Provence comme instructeur par la France Libre, trahison dévoilée par
un rapport de la Gestapo trouvé à Marseille à la Libération
et qui eut aussi des conséquences dramatiques dans les départements
voisins
En 1944, en réaction aux embuscades et opérations de la
Résistance, les troupes allemandes mènent des attaques de
plus en plus meurtrières contre les maquis et lors de barrages
et contrôles ; soit plus de 200 résistants tués :
à La Braisse, Lambruisse, Forcalquier, St-Julien-du-Verdon,
Allemagne-en-Provence, St-Martin-de- Bromes, Valensole, secteur de
l'Ubaye, Bayons, La Favière, Ste-Croix- du-Verdon...
Malheureusement il faut ajouter à la longue liste de
près de 300 noms de résistants ceux des victimes des
bombardements alliés de Forcalquier, Digne et Sisteron.