Mouvements et réseaux
Dès l'été 1940, d'individuel le désir d'agir
devient collectif avec comme but de toucher et de rassembler ceux et
celles qui disent NON et veulent "faire quelque chose" CONTRE l'ordre
nouveau...
Les maquis
Introduction
On désigne sous le nom de maquis des groupes
de résistants venus chercher refuge dans des lieux isolés
en zones de forêts et de montagnes.....
Les maquis de l'armée secrète
Le maquis de Pelegrin (Manosque)
Création : mars 1943
Il n'a pas seulement pour but de cacher les STO, il héberge aussi un « groupe franc »...
Les maquis FTP
En août 1941 le jeune communiste Pierre Georges, qui deviendra le Colonel Fabien, abat un soldat allemand dans le métro à Paris...
Les sabotages
Sans doute la première forme de
résistance en France occupée fut le sabotage,
spontané, individuel ou collectif et organisé...
Les parachutages
Parachutages et atterrissages étaient annoncés aux
équipes locales réceptrices, pour la nuit suivante, par
un message codé passé à la radio de Londres....
La presse clandestine
Lève-toi et marche
Peuple mort, peuple muet
Peuple muré, peuple affamé...
Femmes, jeunes,étrangers
Les femmes
Le nombre des Françaises qui s'enrôlèrent dans les
unités de la France Libre est connu puisqu'elles étaient
militaires et combattantes, donc immatriculées...
Les étrangers
Le gouvernement de Vichy ne va pas tarder à s'attaquer à ce qu'il appelle "l'anti-France" : les juifs, les communistes, les francs-maçons, les étrangers dont la naturalisation est remise en cause...
L'unification
L'unification des forces de la Résistance
intérieure s'impose dès 1943...
Le financement
La Résistance fut pauvre et a souffert d'une pénurie
chronique de moyens tant matériels que financiers...
La Résistance
Les maquis
" Je remercie la chance qui a permis que les braconniers de Provence se battent dans notre camp... Je serais surpris qu'une défaillance survînt de ce côté ". (L'alchimie de la Résistance) - René Char.
On désigne sous le nom de maquis des groupes
de résistants venus chercher refuge dans des lieux isolés
en zones de forêts et de montagnes. Aux premiers maquisards
viennent se joindre, à partir du printemps 1943, les jeunes
français "réfractaires" au S.T.O. devenus de ce fait
illégaux et dépourvus des cartes de ravitaillement
indispensables. Ils sont activement recherchés par la police
française qui menace leurs familles. Face à ce
phénomène imprévu un peu partout les responsables
des mouvements de résistance mettent en place un service
"maquis" pour accueillir ces jeunes, trouver localement des
"sympathisants" pour leur venir en aide: ravitaillement, informations,
liens avec les familles...pour leur trouver un encadrement et une
formation militaire car il leur faut apprendre à se battre. A
côté de ces "illégaux" on trouve les "légaux
qui sont des résistants immatriculés à un
mouvement de résistance mais qui peuvent rester chez eux car non
assujettis au S.T.O. en raison de leur profession. En cas de
nécessité ils rejoignent le maquis auquel ils sont
affiliés.
Le nombre d'arrivants aux maquis ne cesse
d'augmenter jusqu'à la Libération. Harcelée de
plus en plus par les maquis dans tout le pays au printemps 1944
l'armée allemande entreprend contre eux une campagne de terreur,
à laquelle participe souvent la Milice française et les
Brandebourg.
Dans le département des Basses-Alpes
Les premiers maquis sont apparus dans la région isolée de
Banon au printemps 1943 où arrivèrent peu à peu
par petits groupes des réfractaires au S.T.O venus des villes de
la côte. Ils furent installés au Contadour par Louis
Martin-Bret qui ramena de Marseille des anciens combattants de la
guerre d'Espagne pour assurer l'instruction militaire des jeunes
recrues. L'un d'eux, Lefebvre dit Omer, fut le premier mort de la
résistance bas-alpine, tué le 3 septembre à
Manosque par le chef de la Milice locale.
C'est aussi au printemps 1943 que des réfractaires venus de la
Ciotat avec leur instructeur âgé qu'ils avaient
surnommé "papa", s'installèrent au Labouret, au-dessus de
Digne, alors que autres arrivaient à Valensole.
Ces premiers maquis dépendaient de "l'Armée
secrète" mise en place par le mouvement Combat né
à Marseille dès 1940.
Puis d'autres mouvements s'implantèrent également dans
les Basses-Alpes comme les Francs-Tireurs et Partisans dirigés
par les communistes ainsi que l'O.R.A., organisation de la résistance
de l'armée, créée et dirigée par les anciens
militaires de carrière de l'armée française
dissoute le 11 novembre 1942.

A la veille de la Libération, en été 1944 les
divers maquis étaient nombreux, répartis un peu partout
sur le territoire du département, soit plusieurs milliers de
combattants. Mais naturellement les maquis devaient être mobiles
pour éviter d'être repérés par l'ennemi;
leur implantation ne peut être dessinée actuellement avec
précision; il faut donc retenir et définir des zones de
maquis.
Les maquis doivent leur survie à l'aide importante
apportée par la population rurale qui les ravitaillait malgré
les nombreuses difficultés et les énormes risques qu'elle
encourait. La population et aussi les employés des PTT qui les
renseignaient sur les mouvements des troupes allemandes.
Quant à la police et à la gendarmerie le comportement de leurs
membres fut variable. Si certains d'entre eux n'hésitaient pas
à aider et à renseigner les résistants, d'autres,
par obéissance, les arrêtaient et les remettaient aux
Allemands alors que beaucoup d'autres restaient neutres, comme
d'ailleurs la population française dans son ensemble.